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Déclaration 2026: ce qui change pour les meublés de tourisme

À partir de la déclaration 2026, la fiscalité des meublés de tourisme change. Voici les nouveaux seuils, les abattements et le point de vigilance avant de déclarer.

Publié le 21 mars 2026 6 min de lecture Mis à jour le 4 avril 2026
Salon lumineux d'un appartement meublé proposé en location touristique

Depuis la fiche publiée le 27 janvier 2026 par impots.gouv.fr, le message est plus clair: la déclaration 2026 des revenus 2025 marque un vrai changement pour les meublés de tourisme. Beaucoup de propriétaires gardent encore en tête les anciens abattements ou pensent que toutes les locations meublées sont traitées pareil. Ce n’est plus le cas.

Le point qui piège le plus est simple: la location meublée classique de longue durée ne suit pas les mêmes règles que le meublé de tourisme. Avant de déclarer, il faut donc vérifier dans quelle case votre activité tombe vraiment, puis regarder si le régime micro vous reste encore accessible.

Si vous exploitez aussi une location nue, Déclaration 2026 d’une location vide: micro-foncier ou réel ? vous aide à ne pas mélanger revenus fonciers et régime BIC.

À retenir en 30 secondes

La déclaration 2026 change surtout pour les meublés de tourisme. Un bien non classé bascule désormais sur un seuil micro bien plus bas, à 15 000 euros de recettes annuelles, avec un abattement de 30 %. Si vous faites de la location meublée longue durée, ce durcissement ne vous vise pas directement.

Toutes les locations meublées ne sont pas concernées

Le premier tri à faire est juridique et fiscal à la fois. Un meublé de tourisme est un logement loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Si vous louez un logement meublé à l’année comme résidence principale du locataire, vous n’êtes pas dans ce cadre.

La distinction change tout sur votre déclaration 2026:

SituationRepère utile pour la déclaration 2026
Location meublée longue duréerégime micro possible jusqu’à 77 700 euros de recettes, comme en 2024 selon impots.gouv.fr
Meublé de tourisme non classéseuil micro ramené à 15 000 euros de recettes 2025, avec abattement de 30 %
Meublé de tourisme classé ou chambre d’hôtesseuil micro à 77 700 euros, avec abattement de 50 %

Autrement dit, le vrai choc concerne surtout les biens touristiques non classés. C’est souvent là que la rentabilité nette se dégrade le plus vite, parce que le seuil du micro devient beaucoup plus bas et l’abattement beaucoup moins généreux.

En pratique, le repère déclaratif utile est désormais le suivant d’après impots.gouv.fr :

Type d’activitéCase micro à surveiller
Location meublée longue durée5NI ou 5OI
Meublé de tourisme classé5NG ou 5OG
Meublé de tourisme non classé5NH ou 5OH

Ce détail paraît secondaire, mais il évite un mauvais réflexe fréquent : déclarer un meublé touristique comme une location meublée classique alors que le régime micro et l’abattement ne sont plus les mêmes.

Ce que le changement fiscal modifie vraiment

Si votre logement est un meublé de tourisme non classé, il faut oublier les anciens repères. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, l’administration retient désormais un plafond de 15 000 euros pour le régime micro, avec un abattement forfaitaire de 30 %. En pratique, cela veut dire que beaucoup de petits bailleurs saisonniers vont devoir refaire leurs calculs, surtout s’ils étaient confortablement installés dans un régime plus favorable les années précédentes.

Pour les meublés de tourisme classés, le cadre reste moins brutal, mais il se durcit quand même. Le micro reste possible jusqu’à 77 700 euros de recettes, avec un abattement de 50 %. C’est plus protecteur que pour le non classé, mais on reste loin des anciens repères souvent cités dans les comparatifs commerciaux.

Le régime réel ne devient pas automatiquement intéressant pour tout le monde, mais il mérite d’être revu. La fiche impots.gouv.fr du 27 janvier 2026 précise que l’appréciation du régime réel peut tenir compte de l’évolution du chiffre d’affaires sur deux ans. Si vous approchez ou dépassez les nouveaux seuils, le bon réflexe n’est pas de déclarer vite: c’est de recalculer votre rentabilité avec vos charges réelles, vos frais de gestion, votre CFE éventuelle et vos amortissements si votre situation le permet.

Si votre hésitation porte plutôt sur un investissement en location nue avec avantage fiscal, comparez aussi Relance logement 2026: les vérifications utiles avant d’investir pour louer avant de trancher votre stratégie patrimoniale.

Les 4 vérifications à faire avant de déclarer

1

Vérifier si vous êtes vraiment en meublé de tourisme

Si votre locataire y vit à l’année en résidence principale, vous n’êtes pas dans le régime des meublés de tourisme. Cette étape évite beaucoup d’erreurs, car la location meublée longue durée garde son propre cadre micro.

2

Confirmer si le logement est classé ou non classé

Le classement ne change pas seulement l’image du bien. Il change aussi le seuil micro et le niveau d’abattement. Sans ce point, vous risquez de partir sur le mauvais calcul dès le départ.

3

Comparer vos recettes 2025 aux nouveaux seuils

Faites le total de vos recettes brutes, charges comprises. Si votre activité touristique non classée dépasse 15 000 euros, ou si votre bien classé s’approche de 77 700 euros, il faut revoir sérieusement le choix entre micro et réel.

4

Ne pas confondre déclaration fiscale et obligations locales

La fiscalité n’est pas le seul sujet de 2026. Service-Public.fr rappelle, sur une fiche vérifiée le 11 février 2026, qu’à partir du 20 mai 2026 toutes les mairies devront disposer d’une procédure d’enregistrement des meublés de tourisme. Si votre commune vous demande un numéro d’enregistrement, il faut l’anticiper séparément de votre déclaration de revenus. Pour le détail opérationnel côté mairie, relisez aussi Résidence principale, meublé de tourisme et mairie en 2026: ce qu’un bailleur doit vérifier.

Ce qu’il faut retenir avant la déclaration 2026

Pour un bailleur, la bonne question n’est plus seulement “combien vais-je déclarer ?” mais “dans quel cadre exact est loué mon bien ?”. Si votre activité relève du meublé de tourisme non classé, la déclaration 2026 peut être beaucoup moins favorable que ce que vous aviez connu auparavant. Si votre bien est classé, le cadre reste plus lisible, mais il mérite quand même une vérification de rentabilité.

Le plus sûr est donc de refaire un calcul simple avant de déclarer: nature de la location, statut classé ou non, recettes 2025 et intérêt réel du régime micro. En 2026, ce sont ces quatre points qui évitent le plus souvent une mauvaise surprise fiscale.

Questions Fréquentes

Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, le plafond du micro-BIC pour un meublé de tourisme non classé (classique type Airbnb) a été rabaissé à 15 000 euros, avec un abattement diminué de 50 % à 30 %.

Ils sont moins impactés : pour un meublé de tourisme classé, le seuil du micro-BIC reste à 77 700 euros avec un abattement de 50 %. Les chambres d'hôtes conservent également un fonctionnement plus souple.

Oui, la location d'un meublé, même de tourisme, constitue fiscalement une activité professionnelle ou non-professionnelle assujettie au dépôt d'une déclaration de début d'activité, vous attribuant un numéro de SIRET.

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